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Apprendre à vivre aux frontières des cultures sourdes et entendantes
Histoires d’enfants entendants issus de parents sourds
de Marguerite Blais, Jacques Rhéaume, Editions, Septembre 2009 (160 pages).

Dans des sociétés et un monde préoccupés de productivité, de consommation, d"™économie, de politique, il n"™est pas toujours facile d"™aborder la question culturelle, non pas tant celle de la culture artistique ou de biens culturels offerts à la consommation, mais celle de la culture des modes de vie différents, du partage de valeurs et de repères symboliques, de la qualité de vie citoyenne.Il peut être étonnant pour beaucoup encore d"™aborder le monde des sourds en tant que porteur d"™une culture sourde. Il y a une culture sourde, autodéfinie en grande partie par un mouvement interne d"™affirmation identitaire, avec l"™appui tout de même de différents acteurs sociaux du monde entendant, dont des linguistes, des chercheurs en sciences sociales, divers acteurs politiques. Et il y a aussi une culture entendante, marquée par la maîtrise de l"™oralité et de l"™écrit, fondée en plus sur une normalité clinique instituée (posséder l"™audition) qui devient une dimension allant de soi de la normalité linguistique pour la grande majorité entendante. Par ailleurs, c"™est en référence à une culture sourde, dans sa différence même, que se révèlent plus pleinement les caractéristiques de cette culture entendante.C"™est cette dynamique des rapports entre cultures qui constitue la trame de cet ouvrage, la position d"™enfants entendants issus de parents sourds constituant un témoignage particulièrement pertinent, leur développement comme personne provenant radicalement de cette dynamique.

Gros signes de Joël Chalude, Editions Du Fox, 2006 (173 pages).

Dans toutes les langues il y a des gros mots. Dans les langues signées, il y a des gros signes ! Si, en langue française, il existe de nombreux ouvrages sur les gros mots, les injures, les expressions libertines, la langue verte, etc. ; l’équivalent n’existait pas encore en langue des signes française. Voici donc une fâcheuse lacune désormais comblée. Evitant les injures classiques trop connues, ce recueil, unique en son genre, propose plus d’une centaine d’injures, insultes, vexations, moqueries ou délations plus rares ou inédites qui témoignent, à leur façon, de la vitalité de la langue des signes. Les amateurs de linguistique y trouveront aussi les étymologies, souvent curieuses et inattendues, de certains gros signes. Etudiants en langue des signes, enseignants spécialisés, parents d’enfant sourd, professionnels de la surdité ou simples curieux d’expressions gestuelles trouveront ici matière à enrichir leur vocabulaire gestuel et éviteront de se faire " signer " de tous les noms sans même s’en apercevoir !

Dictionnaire de la LSF d’autrefois de Louis-Marie Lambert, Editions Comité Des Travaux Historiques Et Scientifiques - Cths, Collection Références De L’ethnologie, 2005 (394 pages).

Au XIXe siècle, la langue des signes est intégrée à l’éducation des enfants sourds. Elle est reconnue comme l’instrument de leur émancipation : avec elle tout est possible, comme en témoigne une pléiade de sourds-muets artistes et fins lettrés. Depuis l’époque glorieuse de l’abbé de l’Épée (1712-1789), tous ceux qui se pressaient aux exercices publics du bon abbé et de ses successeurs, prouvant que les signes peuvent tout dire et tout traduire, réclamaient en vain un dictionnaire : c’est la tâche que mène à bien en 1865 l’abbé Lambert, aumônier à l’institution nationale des sourds-muets de Paris. Associant le dessin et la description, il publie un dictionnaire bilingue français-langue des signes jusqu’aujourd’hui inégalé. Ce serait peu dire de cet ouvrage flamboyant qu’il est en avance sur son temps : ne se contentant pas dune mise en parallèle élémentaire des unités lexicales de chacune des deux langues comme le font la totalité des recueils actuels, il replace chaque signe dans son contexte et indique comment traduire des milliers d’expressions françaises. Quinze ans après sa parution, la langue des signes est interdite dans les écoles spécialisées, et l’ouvrage de Lambert mis au rebut. Pendant un siècle, les sourds seront condamnés à un apprentissage mécanique des sons, les privant de l’accès au sens et les réduisant à l’illettrisme. Aujourd’hui, les sourds réinvestissent peu à peu l espace public dont ils avaient été évincés ; des dizaines de milliers d’entendants apprennent leur langue. À tous, le chef-d’œuvre de l’abbé Lambert montrera ce qu’a été naguère cette langue, à la fois si semblable à celle d’aujourd’hui et si étrangement différente.

L’expérience du déni d’un collectif d’auteur, Editions Maison Des Sciences De L’homme, novembre1999 (310 pages).

De langue cachée, entre soi, honteuse, et plus stigmatisée que ne le fut jamais aucune, la langue des signes est devenue en vingt ans une langue qui s’affiche, se donne. Ainsi Bernard Mottez résume-t-il l’acquis du mouvement social qui s’est développé dans le monde de la surdité, mouvement social auquel il a contribué en animant un réseau de chercheurs et dé professionnels militant pour la reconnaissance de la langue des signes. Le présent ouvrage retrace l’histoire de cette action et explicite les questions qu’elle pose à la sociologie, à partir des débats qu’elle a suscités dans le Centre d’étude des mouvements sociaux. Une telle intervention dans un champ aussi particulier exige en effet de revenir sur nombre d’aspects de l’acte sociologique. Au-delà de l’examen des logiques objectives du mouvement sourd et des réponses étatiques, il s’agit d’expliciter les présupposés épistémologiques d’une approche du handicap sensoriel en termes de rapports sociaux, mais aussi d’examiner la position qu’elle assigne au sociologue et les contraintes qu’elle impose à son travail d’écriture. Enfin cette histoire et cette démarche posent une question éthique, scandée par toutes les contributions des auteurs : l’approche sociologique du handicap requiert la reconnaissance d’une altérité.

La culture sourde - Quêtes identitaires au cœur de la communication de Marguerite Blais, aux Presses de l’Université Laval, Collection Sociologie au coin de la rue, Avril 2006 (344 pages).

Autrefois regroupés dans des institutions d"™enseignement spécialisé, les sourds sont aujourd"™hui dispersés et, pour la plupart, intégrés dans les écoles régulières. Bien qu"™ils soient encore, dans bien des cas, « "‰sous-diplômés"‰ », ils franchissent de plus en plus les portes des universités et aspirent à un meilleur statut social. Cet ouvrage nous offre le parcours de vie de 17 sourds, oralistes ou gestuels, malentendants, devenus sourds ou ayant reçu un implant cochléaire, issus de parents entendants ou de parents sourds. Fortement scolarisés, ils forment une nouvelle cohorte au sein de la communauté sourde et leurs récits nous font connaître leurs stratégies identitaires et leurs processus d"™émancipation. Comment ont-ils été soutenus dans leur parcours personnel et professionnel"‰ ? Ont-ils tous cheminé selon le modèle de la société dominante entendante ? Comment les sourds gestuels se sont-ils intégrés dans les institutions scolaires ou sur le marché du travail"‰ ?Si l"™implant cochléaire offre aux sourds l"™émancipation et l"™intégration à la société entendante "” avec tout ce que cela comporte de complexité, de difficultés d"™adaptation et de rééducation "”, cet espoir d"™intégration totale au sein de la société entendante dominante se fait au détriment de la valorisation de la culture et de la communauté sourdes. Une vision différente pourrait situer autrement la question de l"™intégration des personnes sourdes et malentendantes qui développent leurs propres modes de représentation du monde par l"™usage de langages gestuels et font contresens à ce « "‰handicap"‰ » qui entrave plusieurs aspects de leur vie dans notre société dominante entendante.

La vie silencieuse de Marianna Ucria de Dacia Maraini, Editions Robert Laffont, Collection Pavillons poche,10 mars 2006 (412 pages).

Sicile, XVIIIe siècle. La jeune Marianna Ucria, devenue sourde et muette à l’âge de cinq ans, brisée par un douloureux secret, vit murée dans son silence. Pour communiquer avec le monde, à défaut de parler et d’entendre, Marianna choisit la lecture et la connaissance. Elle se réfugie dans la bibliothèque où, influencée par les idées des Lumières, elle découvre la vie. C’est dans ce savoir qu’elle trouvera le courage d’affronter la vérité sur son infirmité. Après des années de silence et de solitude, sur cette île où tout est extrême, la splendeur et la misère, la tendresse et la violence, Marianna Ucria se révélera et apprendra à conquérir sa liberté.

Le cri de la mouette d’Emmanuelle Laborit, Edition Pocket, janvier 2007 (220 pages).

Emmanuelle n’a jamais connu que le silence. Le monde, autour d’elle, n’était qu’une étrange représentation de mimiques, de bruits et de gestes mystérieux. Alors, pour s’évader de cette prison, pour clamer son existence, elle s’est mise à crier. Des cris d’oiseau de mer, disaient ses parents. C’est ainsi qu’elle est devenue la mouette. Mais, à sept ans, Emmanuelle découvre le langage des signes. Le monde intelligible s’ouvre enfin et elle devient une petite fille rieuse et bavarde. Aux désarrois de l’adolescence qui vont suivre, s’ajoute la révolte devant l’ostracisme social dont sont frappés les sourds. Mais très vite la réaction, la lutte et la victoire finale sur elle-même : son triomphe au théâtre dans Les enfants du silence, son combat pour faire connaître les droits de trois millions de sourds.

Les sourds existent-ils de Bernard Mottez, Edition L’harmattan, Collection La Philosophie En Commun, 2006 (338 pages).

Quand on parle des Sourds et de la surdité, il y a des thèmes que l’on s’attend à voir traiter. Tandis que certains restent irrémédiablement rivés à la surdité comme figure de la physiopathologie, d’autres reconnaissent les Sourds comme les membres d’une communauté linguistique minoritaire. Au croisement de ces problématiques, Bernard Mottez a consacré en précurseur ses travaux à un thème central qu’il a privilégié entre tous : la surdité telle qu’elle est vécue, telle que chacun d’entre nous peut en avoir l’expérience, la surdité entendue dans un sens sociologique comme rapport, ou plus exactement comme rupture dans un rapport. Les écrits de Bernard Mottez nous parlent de cette rupture. La rupture se nourrit du déni, de l’intolérance et du racisme vis-à -vis des Sourds, au point de remettre en cause leur existence. Elle peut aussi ouvrir aux modifications que sociétés et individus sont parfois prêts à réaliser pour rétablir ou tout simplement instaurer un rapport. Le sociologue prend ici parti : Il ne s’agit pas de lutter contre cette réalité têtue et dérangeante- la surdité-, mais de lui faire place entière. L’accueillir. Il s’agit aussi d’un combat . Les Sourds existent-ils ? est le récit de ce combat collectif contre le déni, dans lequel Bernard Mottez a tenu un rôle essentiel depuis 1975, pour que la langue des signes française et les Sourds soient enfin accueillis au cœur de la cité.

Les sourds, c’est comme ça d’Yves Delaporte, Edition Maison Des Sciences De L’homme, Collection Ethnologie De La France, février 2002 (398 pages)

Les sourds-muets, aujourd’hui rebaptisés sourds - ce qui n’est pas sans entraîner quelques confusions - ont été entièrement délaissés par les sciences sociales, qui ont cru sur parole le discours médical de la déficience et de sa réparation à tout prix. Ce discours, qui semble relever de l’évidence tant la surdimutité est un objet de scandale pour la pensée ordinaire, est pourtant historiquement daté : au XIXe siècle, les sourds-muets étaient reconnus comme une catégorie anthropologique, avant que la langue des signes ne soit interdite pendant cent ans à partir de 1880 dans les instituts d’enseignement. Les sourds sont porteurs d’une radicale étrangeté. Pour eux, être sourd réfère moins à un déficit d’audition qu’à l’affiliation à un groupe linguistique et culturel. Symétriquement, l’entendant est moins celui qui est pourvu d’audition que l’autre culturel : celui qui, ne connaissant pas la langue des sourds, se méprend sur ce qu’ils sont. Un profond sentiment de complétude, incompréhensible pour les tenants de l’idéologie de la déficience, se fonde sur l’existence d’une langue qui, pour emprunter un canal différent de celui de toutes les autres langues humaines, n’en présente pas moins les mêmes fonctions et les mêmes richesses. Les sourds, c’est comme ça : telle est l’expression qui conclut fréquemment les récits, et qui a pour fonction de souligner ce qu’il y a d’unique dans l’expérience sourde du monde. Fidèle à sa vocation, qui est de décrire les productions collectives d’un groupe humain, telles qu’elles sont vécues et pensées par lui, l’ethnologue donne à voir l’autre côté du miroir. Lui aussi montre, à sa manière, que les sourds, c’est comme ça . Bilan de sept années d’enquête, ce livre vient infirmer les représentations communes de la surdimutité comme malheur individuel. Il la montre telle qu’elle est : une singularité qui a trouvé sa voie propre pour accéder à la symbolisation.

Armand né sourd et muet d’ Armand Pelletier, Editions Pocket, Collection Pocket Terre Humaine, mars 2006, 567 pages

Né dans une période sombre de l’histoire des sourds, Armand, menuisier bressan, aujourd’hui père de quatre enfants et grand-père de sept petits-enfants sourds, construit une vie d’homme libre. Ce récit - l’autobiographie d’Armand Pelletier suivie d’une étude historique, par l’ethnologue Yves Delaporte, de la politique adoptée contre les sourds-muets - s’inscrit dans un tragique destin : en 1880, charité chrétienne et science se sont liguées pour interdire leur langue aux sourds. L’ombre de ce crime s’étend sur la majeure partie du siècle suivant. Pendant cent années s’accumulent les preuves de leur infériorité linguistique. Infériorité anthropologiquement fausse. Les signes qu’ils continuent, envers et contre tout, à se transmettre sont décrits comme pauvres, ambigus, incapables d’abstraction. Ce qui linguistiquement est absurde. La pensée scientifique devient paranoà¯aque. Au nom de la science, un terrifiant obscurantisme a nié leur humanité et a prétendu résoudre la question par la chirurgie. Que fait donc la science aux hommes ? s’est exclamé un sourd-muet : c’est à une réflexion critique sur la raison scientifique qu’est ici convié le lecteur.

Documentaires

L"™enfance sourde (2009) de Brigitte Lemaine - 1H04

On commence à reconnaître l’existence même des sourds dans notre société. On comprend qu’ils ont la langue des signes et une culture particulière. On a pris conscience de leurs difficultés de communication. Mais qu’en est-il de leurs enfants ?
Autrefois, être enfant entendant de parents sourds, c’était assumer la traduction et l’interface avec le monde extérieur. C’est ce qu’a vécu la réalisatrice de ce documentaire et c’est ce que vit parfois la petite Elsa, malgré les progrès de la technologie et de l’interprétariat.
Etre entre deux univers, entre deux langues, il faut être passé par là pour en témoigner, c’est une richesse mais aussi la source de bien des malentendus.

Sourds à l’image (1995), documentaire franco-allemand de Brigitte Lemaine - 1H.

La langue des signes n’est plus interdite !
C’est un film de Brigitte Lemaine, scénario en collaboration avec Jeanne Soral, en langue des signes, doublé et sous titré, accessible au public sourd et entendant, coproduit par la Bayerischer Rundfunk et la Deutsche Welle.
Qui sont les artistes sourds ?
La langue des signes a été officiellement interdite à l’enseignement de 1880 à 1991. Ce documentaire de 60 minutes propose d’aller à la rencontre des artistes sourds français et allemands, de leur œuvre, de leur culture, que l’on a cherché à faire disparaître par tous les moyens.

Films

La vie silencieuse de Marianna Ucria (1997), film franco-italien de Roberto Faenco - 1H48.

L’histoire de Marianna, jeune noble de Palerme, sourde-muette, destinée comme ses sœurs au mariage ou à prendre le voile. Protégée par sa grand-mère, entourée de l’amour d’une mère taciturne, aimée de son grand-père, elle est forcée d’épouser à treize ans le vieux duc Pietro, son oncle. Mère de trois enfants, elle apprend le langage des signes avec l’aide d’un précepteur français. A la lecture des nouveaux philosophes, elle s’enflamme pour les grandes idées, lutte contre l’injustice et la misère et affirme sa féminité, son identité et sa sensualité.

Le Pays des sourds (1993), film français en LSF (langue originale) de Nicolas Philibert
Sortie en salles : 3 mars 1993 - 1H40.

A quoi ressemble le monde pour les milliers de gens qui vivent dans le silence ?
Quiconque s’est aventuré au Pays des Sourds aura été frappé par l’étrangeté de cette chorégraphie de signes qui leur permet de s’exprimer. Élaborés depuis la nuit des temps, ces signes constituent une véritable langue, où chaque mot, chaque unité de sens, se traduit par une image que l’on trace dans l’espace. Ces signes, aussi précis et nuancés que la parole, peuvent, au moins autant qu’elle, se prêter aux déclarations amoureuses comme aux descriptions techniques les plus détaillées.
Jean-Claude, Abou, Philo, Hubert, Karine et tous les autres, sourds profonds depuis leur naissance ou les premiers mois de leur vie, rêvent, pensent, communiquent en signes et voient le monde différemment. Avec eux, nous irons à la découverte de ce pays lointain où le regard et le toucher ont tant d’importance. Ce film raconte leur histoire, et nous fait voir le monde à travers leurs yeux.

Au-delà du silence (Jenseits der Stille) (1996), film allemand de Caroline Link - 1H42

Le film suit l’histoire de Lara en deux parties successives, tout d’abord dans son enfance (la jeune Lara est interprétée par Tatjana Trieb pendant toute la première moitié du film) puis à ses 18 ans (Sylvie Testud interprète alors le personnage de Lara arrivant dans l’âge adulte).
Alors que les parents de Lara sont tous deux sourds, leur fille entendante est leur lien avec le monde : Lara sert d’interprète à ses parents dans les situations pratiques de la vie, comme par exemple à la banque ou plus absurde et drôle, aux réunions parents-professeurs de son école.
Un jour, pour Noël, sa tante Clarissa, passionnée de musique, lui fait cadeau d’une clarinette, et Lara commence à découvrir le monde de la musique, que ses parents ne peuvent connaître. À mesure qu’elle devient une grande clarinettiste, elle commence à se détacher de son enfance et à développer ses propres rêves d’indépendance : aller étudier la musique au conservatoire de Berlin.

Les enfants du silence (1986) de Randa haines - 1H58

James Leeds est une star dans sa profession. Professeur pour enfants sourds, sa technique unique, faite de franchise et dénuée de compassion, donne des résultats extraordinaires et force l’admiration de ses collègues et supérieurs hiérarchiques. Un jour, il voit arriver une nouvelle patiente qui se révélera être un véritable défi : en effet, Sarah Norman est née sourde. Et les choses de se compliquer lorsque James en tombe amoureux"¦ Adapté de la pièce à succès de Mark Medoff, Les Enfants du silence est un drame romantique qui bénéficie d’une distribution brillante : William Hurt a trouvé l’un de ses plus beaux rôles dans celui de ce professeur brillant, presque blasé, qui essaie tant de percer la carapace de sa jeune patiente qu’il finit par l’aimer de tout son cœur, et Marlee Matlin est impressionnante en jeune sourde renfermée qui, petit à petit, s’ouvre sur un monde qu’elle craint. Le travail que la réalisatrice a effectué sur le son donne en outre une force particulière au film, qui vous emmène réellement dans un autre monde. Un très beau film.


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