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Le CRP Richebois et Voyons voir, pour l’insertion socio-professionnelle par la création artistique

L’association Voyons voir est un réseau de résidences d’artistes dont l’objectif est de relier par le biais d’œuvres contemporaines, les sites naturels, les zones d’activités agricoles, le patrimoine, l’environnement et les hommes. En partenariat avec le centre de formation pour travailleurs handicapés Richebois, Arnaud Vasseux, artiste, sculpteur et enseignant intervient pour proposer un atelier d’arts plastiques aux stagiaires volontaires du centre. Réflexions de l’artiste sur son action en compagnie de Monique Merlone de Voyons voir...

Handimarseille : Bonjour, pouvez-vous vous présenter et me dire quel est le rôle de chacun dans le projet de partenariat entre Voyons voir et le Centre Richebois ?

Monique Merlone : Je suis Monique Merlone, je travaille pour l’association Voyons voir depuis quelques années. Mes tâches sont diverses au sein de cette association, vu que nous sommes deux pour la faire fonctionner. Donc, je fais du secrétariat, de la communication, du montage de projet aussi, etc. Donc, je viens représenter cette association, qui a mis en place depuis deux ans un partenariat avec le centre Richebois, pour y développer des résidences d’artistes qui vont travailler avec les stagiaires du centre. Richebois est un centre dit de rééducation professionnelle, qui accueille des gens qui ont des handicaps divers, physique, mental, ou des problèmes sociaux, etc. Ce centre essaye de les réinsérer en leur permettant d’avoir accès à des formations dans le tertiaire, dans le bâtiment... Ils restent plusieurs mois, la plupart habitent sur place. On a donc trouvé intéressant de faire intervenir dans ce milieu-là un artiste qui va apporter autre chose, une autre ouverture, un autre regard sur leur environnement et sur eux-mêmes.

Arnaud Vasseux - Arnaud Vasseux, je suis artiste, plutôt sculpteur, et enseignant. J’interviens pour proposer un atelier d’arts plastiques aux stagiaires volontaires du centre Richebois, sur un projet qui doit aboutir à une réalisation en volume, en trois dimensions. J’ai donc choisi, dans cet atelier, de passer par différentes étapes et échelles ; mais aussi différents outils, notamment la photographie, le dessin, puis le pliage, le découpage en papier, ensuite la maquette en carton, et enfin une réalisation en bois, en panneaux, à une échelle plus importante, qui implique d’avantage un aspect physique, à notre échelle, à l’échelle du corps.

H : Pouvez vous nous dire un mot sur votre association Voyons voir ?

M.M : L’action que nous faisons avec le centre Richebois, n’est qu’une action parmi toutes celles que nous développons toute l’année, avec les artistes. Notre association s’appelle Voyons Voir – Art contemporain et Territoire, donc on travaille à mettre en place des résidences d’artistes dans un territoire qui va de Marseille à Trets, et qui monte jusqu’à Aix, donc sur tout ce grand bassin. On travaille beaucoup dans les domaines viticoles, c’est le gros morceau de nos actions. Les artistes sont en résidence dans ce domaine et ils créent au bout d’un mois, une œuvre qui va être exposée tout l’été, etc. Le partenariat avec le centre Richebois est une action parallèle, mais qui est dans le même esprit. L’originalité c’est que l’artiste va travailler avec les stagiaires du centre, mais il va aussi créer une œuvre en rapport avec ce qu’il a vécu, dans cette résidence, en rapport avec le territoire, etc.

H : Pouvez-vous nous expliquer comment s’organise un travail d’atelier ? J’ai cru comprendre que l’atelier n’était pas qu’un espace de travail. C’est aussi un espace de rencontre et d’échange ?

A.V : L’atelier s’étale sur plusieurs mois, mais la fréquence choisie, c’est un atelier tous les quinze jours, un atelier de trois heures. Et effectivement pendant ces trois heures, le dialogue, les discussions, les interactions, sont favorisées. Je mobilise beaucoup l’observation, le sens de l’observation, la critique des stagiaires, par rapport à la situation exceptionnelle du centre Richebois, au regard de la ville. C’est vraiment un point de vue dominant, placé littéralement sur le bord de Marseille, à flanc de colline, qui correspond presque aussi à l’endroit d’où l’on découvre Marseille lorsque l’on arrive par le train, ou par l’autoroute. C’est donc vraiment un point de vue très singulier. L’observation de la ville, le point de vue, l’interaction avec cette ville qui est là, sous nos pieds, a été un point de départ pour les propositions artistiques que j’ai faites et pour les discussions que l’on peut avoir sur les usages, sur la vie du centre, et sur la ville.

H : En quoi l’apprivoisement, l’ancrage, l’appropriation du site, l’identité sont-ils des éléments déterminants dans la mise en œuvre de votre projet artistique ? Pourquoi le territoire ? Pourquoi art contemporain et territoire ?

M.M : Parce qu’il était important de s’ancrer dans un territoire, parce qu’on avait envie que les artistes aient un regard sur leur environnement, qu’ils restituent ce regard et que tout le monde puisse l’avoir. C’est le concept qui a été posé à la base. C’est important de se positionner, de trouver sa place. Je crois que les artistes trouvent, marquent une place en créant une œuvre dans ce territoire. Un territoire, c’est ce qu’on a autour de nous, c’est important.

A.V : Parce que la question est intéressante, il me semble aussi que ça reste une question, c’est-à-dire le territoire ou la ville, qu’est-ce que c’est ? C’est vraiment une interrogation ou des interrogations qu’on peut partager, et les artistes peuvent aussi amener d’autres point de vue, d’autres regards, d’autres usages de ces lieux et souhaiter également les partager avec un public. Donc, en ce qui me concerne, ça me semble être assez pertinent comme proposition.

H : Pour en revenir au partenariat avec le centre Richebois, comment s’est fait le lien avec eux ?

M.M : Ça a été le fruit de discussions diverses. Au départ, il y a le site, ce qui est quand même très très très important. Mais, ce n’est pas uniquement ce qui a fait que nous sommes allés vers le centre Richebois. Mais quand même, ce site, on ne peut pas le nier, a été très présent, a été quand même assez déterminant. Une fois qu’on y est, on sent qu’il est déterminant, je veux dire que dans toutes les résidences que l’on met en place, les sites sont très importants. On a une résidence au domaine de Saint-Ser, qui est au pied de la Sainte Victoire, où il y a un paysage époustouflant, très fort, très minéral. Et puis une autre résidence, enfin je vous parle des principales, qui se situe dans un domaine, à Trets, qui s’appelle domaine Grand Boise, où Arnaud a travaillé la première année.

A.V : Cette initiative, elle est aussi due à la personnalité de Michel Martin, président du centre Richebois. C’est aussi grâce à lui et c’est par sa volonté que ce projet peut exister, peut permettre à plusieurs artistes d’intervenir dans ce centre. Je pense que c’est une décision très courageuse, extrêmement rare, qu’il faut saluer et qu’il faudrait peut-être même encourager ailleurs. Ça s’est construit petit à petit, lentement et sur plusieurs années, avant d’aboutir à ces décisions. Ce n’est pas quelque chose qui s’est fait d’un coup, et encore une fois je crois que c’est vraiment dû à l’intérêt qu’il a porté à des actions, menées effectivement, au sein de territoires qui ne sont pas des lieux dédiés à l’art et qui mêlent des publics différents.

H : Vous abordez la problématique de l’insertion par l’art et l’acquisition de nouveaux acquis pour une sociabilisation, une valorisation de soi. En quoi et comment les pratiques artistiques favorisent justement l’épanouissement personnel, l’intégration sociale et la valorisation de soi, des personnes handicapées ?

A.V : C’est un vaste débat. C’est la question de la fonction de l’art et de son utilité. Est-ce que l’art est utile ? Généralement, on répond plutôt par le contraire, on pense qu’il est plutôt inutile. Mais en même temps, les pratiques artistiques, sans se limiter aux arts plastiques, contribuent au développement de soi. On a tous besoin, il me semble, de réaliser des choses qui ne soient pas, on va dire, uniquement de l’ordre de l’écriture, de savoir compter ou parler, mais également de passer par d’autres langages, qui nous construisent autrement. Notamment, à travers l’émotion ou la conscience de ses sensations, de ses perceptions. Il me semble qu’une société qui minimiserait l’importance de ces pratiques, serait plus ou moins condamnée à périr. D’ailleurs, la plupart du temps, on reconnaît les grandes civilisations ou l’importance d’une civilisation aux traces qu’elles laissent, et notamment aux objets d’art, au sens le plus large, que ce soit l’architecture, que ce soient les arts décoratifs, la peinture, bien sûr, ou la sculpture.

H : Concernant le volet insertion professionnelle, et sachant que le monde professionnel est assujetti à des critères de concurrence, de compétitivité etc. Quelle est, tenant compte de ces critères et en se faisant l’avocat du diable, la pertinence d’une démarche artistique ? Voire, la pertinence de cette question...?

M.M : Aucune, on ne joue pas sur les thèmes... parce qu’il faut avoir les deux dans une personnalité et je ne pense pas que les stagiaires soient dans une compétition...

A.V : Alors là je ne suis pas d’accord. Ça demande à être un peu plus précis. Les pratiques artistiques permettent de mener des expériences et d’en vérifier les effets, de réorienter le cours d’expérience. Elles se constituent comme un savoir, à part entière, et elles permettent aussi, par exemple, de contribuer à la confiance en soi, à la construction de soi, à l’imagination, au fait de mener un projet ; qui sont des choses qui regardent nos vies, dans tous ses aspects, et pas seulement l’art. Voilà. Enfin, il me semble que la compétition, par exemple, l’esprit de compétition, ce n’est pas forcément quelque chose de très utile. Je comprends que ce soit revendiqué aujourd’hui, dans le monde du travail, et notamment dans un pays où le chômage ne cesse d’augmenter, mais il me semble que la question de la confiance, de l’expérience, de pouvoir mener quelque chose par soi même, d’aller jusqu’au bout, c’est aussi important.

H : Est-ce que l’on peut parler de potentialités artistiques propres aux personnes handicapées, et en ce sens, d’art fondé sur le handicap ?

A.V : Non, ça n’a aucun sens... je n’ai pas pu le vérifier. Je pense que ces qualités dépendent des personnes, quelque soit leur situation, leur origine. Je dirai que ça réclame quelques dispositions minimum, qui sont la curiosité, en premier lieu, l’énergie aussi. L’énergie, ça peut être le désir, ça peut être l’activité, la capacité à s’engager. Mais ce sont des qualités qui sont extrêmement partagées, donc il ne me semble pas qu’il y ait un rapport, je dirai très étroit, entre handicap et arts.

H : L’Unesco définit le handicap comme une culture, comme une culture différente, avec sa singularité, avec sa particularité, son propre langage. Chaque culture produit sa propre expression artistique et culturelle. C’est en sens que je vous posais la question de l’art fondé sur le handicap.

M.M : C’est difficile à dire. D’abord on est pas des professionnels du monde du handicap, donc on ne peut en dire que ce que l’on en voit.

A.V : D’abord, les handicaps sont tellement variés et multiples, que c’est difficile, déjà, de regrouper une population, un groupe, uniquement sous ce terme. Il me semble que les gens que j’ai pu rencontrer et avec lesquels je travaille, ne sont pas forcément différents de ceux qui habitent dans mon quartier, ou que je peux croiser, par ailleurs, dans ma vie ordinaire. Simplement, à un moment donné, ils ont décidé d’avoir une démarche pour sortir d’une situation qui était délicate et dans laquelle ils n’auraient pas pu s’extraire seuls. D’où leurs appels ou leur résidence au centre Richebois. Donc, je trouve dommage de vouloir un peu particulariser, on va dire, une population.

H : Un des aboutissements de votre travail, l’étape finale, c’est la présentation, l’exposition de ce travail-là . Est-ce que vous avez un public particulier ?

M.M : Oui, un public d’amateurs d’art contemporain, bien sûr.

H : C’est un travail qui s’adresse au plus grand nombre ?

M.M : Ça peut être le plus grand nombre. Il ne faut pas croire qu’on a besoin d’un apprentissage particulier ou de clés particulières pour apprécier. Non, c’est ouvert à tout le monde, vient qui veut. Il y a des gens, d’ailleurs, qui viennent, qui ne connaissent pas l’art contemporain, qui le découvrent, qui l’aiment ou qui ne l’aiment pas. On essaye de faire beaucoup d’actions de médiation, c’est-à-dire que lors des vernissages, les artistes sont toujours là pour expliquer leur travail ; on édite des petits documents, sur le travail qui est montré. Et je crois que c’est très important parce que, malgré tout, les gens ont besoin d’explications, parce que parfois un peu abrupt, un peu sec ; on ne comprend pas, les gens ont besoin d’explications, mais quand ils les ont, tout s’éclaire. Ils aiment ou ils n’aiment pas, mais ils comprennent le travail, la réflexion qu’il y a derrière, et ça les intéresse. Donc, tout le monde est capable d’être intéressé.

H : Le plus grand nombre a-t-il tendance à s’attacher, en premier lieu, à l’aspect thérapeutique de votre démarche artistique ? Est-ce une frustration que vous avez déjà ressentie ?

M.M : Non, non, les gens ne viennent pas pour un aspect thérapeutique, ils viennent par curiosité. La curiosité c’est quelque chose qui mène à la vie. Ils viennent pour découvrir quelque chose, se faire plaisir, ou pas, apprendre quelque chose de nouveau.

H : Donc les gens voient d’abord des artistes, pas forcément des personnes handicapées qui font de l’art ?

M.M : Je ne pense pas qu’à Richebois, les gens viennent voir des handicapés qui font de l’art. Non, je pense qu’ils viennent voir des amateurs qui font de l’art avec un professionnel, qui les a guidé ; mais ils ne viennent pas voir un amateur handicapé, ils viennent voir un artiste amateur.

A.V : Oui, il faut dire que le terme en lui-même, celui de handicap pose problème. On ne définit pas la personne comme ça. Les stagiaires, on les appelle des stagiaires. On les voit avant tout comme des personnes qui ont peut-être eu un parcours plus chaotique ou plus difficile ; parfois, effectivement, avec des soucis qui peuvent les ralentir ou les entraver dans leur démarche, mais encore une fois, ces ateliers s’adressent à ces stagiaires, comme à n’importe qui d’autre. Et, je ne considère pas que l’on ait à faire à une population vraiment si singulière ou si particulière. Je retrouve dans leurs comportements, dans leurs questions, dans leurs réactions, dans le résultat de leur travaux, des choses que je peux retrouver, par ailleurs, chez d’autres jeunes, chez des étudiants.

H : Sur votre site, Arnaud Vasseux, on retrouve, en « Mots index », les mots : sculpture, physique, fragilité, expérimentation, ainsi que le mot trace. Quelle trace aimeriez-vous laisser chez les stagiaires, qu’aimeriez vous qu’ils disent lorsqu’ils se souviendront du travail qu’ils ont réalisé avec vous ?

A.V : C’est compliqué, on peut manquer de modestie en répondant à des questions comme celle-là. Je ne veux pas savoir, à l’heure d’aujourd’hui, ce que ça laissera en eux, pour eux. Ce que j’espère c’est que ça puisse ouvrir quelque chose ou libérer quelque chose pour le futur, bien sûr. Dans l’immédiat, je ne pourrais pas dire, mais, pour le futur, j’espère qu’ils s’en souviendront et que ça pourra éventuellement les aider à en faire quelque chose. Et çà, c’est pour le plus ambitieux. Après, dans une visée plus basse, qu’ils en garderont le souvenir, je dirais simplement de plaisir, le plaisir de faire des choses, d’être ensemble, de partager, et de se rencontrer aussi. C’est le plus important.

H : Quels sont vos projets pour l’avenir ?

M.M : L’association continue ses actions. Cette action, à Richebois, va s’inscrire dans le grand projet de Marseille Provence 2013, et va faire partie des ateliers de l’Euroméditerranée. Nous avons déposé un projet, où, justement, le centre Richebois sera impliqué et sera le point de départ d’un itinéraire qui aboutira jusqu’au vignoble où l’on travaille habituellement. Pour la réponse, je crois que c’est étudié en janvier. On verra. C’est le projet d’un itinéraire ; un itinéraire qui va aller de la mer à la terre, c’est-à-dire partir du centre Richebois et arriver jusque dans les vignobles. Cet itinéraire sera jalonné d’œuvres d’arts, avec un fil rouge qui sera le vin, la vigne. Voilà, ce sera la mer, la terre, la vigne et le vin.

H : Vous Arnaud, qu’est-ce qui s’annonce pour l’avenir ?

A.V : Il y a encore des choses à faire jusqu’à la prochaine exposition qui va démarrer lundi, le 20 décembre, et puis effectivement quelques projets en France, d’autres expositions, un ouvrage également, qui est en préparation. Il y aura une édition qui est d’ailleurs prévue avec "Voyons voir" et le centre Richebois sur ce projet, et qui inclura également la création que j’y présenterais au mois de mai 2011.

H : Et bien, merci.

M.M, A.V : Merci à vous.

Propos recueillis par Ugo Chavarro


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