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Une passerelle entre deux mondes

L’interprétariat en Langue des Signes

Longtemps interdite en France, il a fallu attendre la loi de février 2005 pour que la Langue des Signes Française (LSF) soit enfin reconnue comme une langue à part entière. Cette reconnaissance tardive, amène aujourd’hui les publics sourds à solliciter la présence d’interprètes en LSF, pour les accompagner à la fois dans leurs démarches et activités quotidiennes, mais aussi dans leur parcours de formation où d’insertion professionnelle... "dans tous les domaines où sourds et entendants ont besoin de se comprendre" nous dit Fabienne Guiramand, Directrice de l’ASIP "l’Association Sourds Interprètes de Provence", qui nous reçoit pour cet entretien.

4. Une passerelle entre deux mondes

Handimarseille. - Est-ce que vous pourriez vous présenter et nous présenter votre association, ses axes de travail, ses objectifs ?

Fabienne Guiramand. - Je suis directrice de l’ASIP, "l’Association Sourds Interprètes de Provence" qui a été crée en 2002 et qui est le premier service régional d’interprètes formés et diplômés en langue des signes. Nous avons pour vocation d’intervenir dans tous les domaines dans l’idée de traduire du français vers la langue des signes et de la langue des signes vers le français.

H. - Etes vous bilingue ? Quels est le cursus pour devenir interprète ?

FG. - Oui. Par définition, les interprètes sont d’abord bilingues, c’est le pré-requis nécessaire pour devenir interprète. Actuellement en France, Lille, Toulouse et Paris proposent des formations d’interprète en master II. Pour rentrer dans ces formations, la personne a comme pré-requis d’être bilingue et ensuite pendant les deux ans de formation, elle va travailler sur les techniques d’interprétation.

H. - Comment êtes-vous venue à ce métier d’interprétariat ?

FG. - Je suis fille de parents sourds, donc issue de la communauté sourde, et à un moment donné je me suis intéressée à ce projet. Je suis donc partie faire une formation à Paris. Etre fille de parents sourds et donc être bilingue à la base m’amène à faire partie de la communauté sourde, mais ce qui me permet de dire que je suis interprète, c’est d’avoir suivi un cursus de formation.

H. - Quelles sont les qualités nécessaires pour devenir un bon interprète en langue des signes ?

FG. - Avoir une très bonne culture générale me paraît indispensable, tout comme un bon niveau de français, un bon niveau de langue des signes. On n’est pas interprète que pour les sourds, on fait en sorte que le monde des entendants et le monde des sourds se rencontrent par notre intermédiaire. Il faut aussi avoir une grande adaptabilité, parce qu’on change systématiquement de types d’intervention, on a des plannings changeants, avec des profils complètement différents, ce qui demande une grande adaptabilité sur les contenus et dans les rapports humains. Enfin, une des qualités essentielles, c’est l’ouverture, le respect dans la relation humaine.

H. - L’ASIP parle dans son projet associatif de favoriser l’accessibilité aux services de droit commun, comment se déroule ce travail au quotidien et dans quelles circonstances êtes-vous amenés à intervenir ?

FG. - On intervient dans plusieurs champs. Les clients sourds font appel à nous, pour des besoins personnels, quotidiens : rencontrer un médecin, un avocat, un notaire, l’instituteur de leurs enfants. On va intervenir dans le champ de l’insertion professionnelle pour une personne qui est en recherche d’emploi, qui a besoin de suivre une formation professionnelle. On va intervenir également en entreprise, en réunions de travail, réunions d’équipes, en évaluation d’entretiens personnels annuels, on va intervenir aussi dans le champ de la formation supérieure. A ce titre l’ASIP est partenaire de L’école supérieure des beaux-arts de Marseille, l’ESBAM, comme site pilote pour l’accueil des étudiants sourds au niveau national. Nous intervenons sur tout ce qui relève de l’accessibilité, dans tous les domaines où sourds et entendants on besoin de se comprendre.

H. - Quels sont les domaines où la demande d’interprètes en langue des signes est la plus forte ou en augmentation ?

FG. - Le secteur de la vision interprétation est en développement. Nous sommes d’ailleurs partenaires de Websourd qui est une entreprise qui se situe à Toulouse et qui a créé un dispositif de centre relais téléphonique via une interprète à distance, c’est à dire qu’à travers d’une webcam et d’un ordinateur, on permet aux personnes sourdes d’avoir accès au téléphone. L’accès au téléphone émane d’une directive imposée par l’état, donc il y a des gros besoins en ce domaine. Après, la formation d’interprètes se spécialise, le niveau monte à partir du moment où le niveau d’études des personnes sourdes monte également. Le métier d’interprète est en fait tributaire de la place que la société fait aux sourds.

H. - Qu’est-ce qui distingue dans les grandes lignes, l’interprétation d’une langue parlée et l’interprétation d’une langue des signes ?

FG. - Je dirais que le métier est le même, que les formations dispensées sont les mêmes. Par exemple, l’ESIT (l’école supérieure d’interprètes et de traducteurs à Paris) est une école d’interprètes traducteurs, qui forme à la fois les interprètes en anglais, en espagnol, en japonais mais aussi en langue des signes. Donc la théorie, la pratique, le mécanisme d’interprétation sont les mêmes, la différence dans le cas de la LSF, c’est que là on passe d’une langue vocale à une langue gestuelle, cela fait appel à d’autres sens.

H. - Qu’en est-il du métier de traducteur ?

FG. - La traduction, c’est le rapport à l’écrit, il existe donc des traducteurs sourds. A l’IUT de Toulouse qui forme des interprètes en langue des signes, sont intégrés des traducteurs sourds. C’est un métier qui se développe de plus en plus, notamment à travers la traduction de sites internet.

H. - A quand remonte l’existence officielle des interprètes de la langue des signes ?

FG. - Historiquement, les interprètes étaient le plus souvent issus des membres de la famille, des voisins etc. A partir des années soixante dix, quatre vingt, période du réveil sourd, la communauté sourde a exprimé, parmi ses revendications, le besoin en interprètes LSF. Aujourd’hui, la loi de février 2005, reconnaît trois métiers : les interprètes, diplômés bien entendu, les codeurs LPC, et les transcripteurs de l’écrit, c’est à dire les vélotypistes et preneurs en notes.

H. - Comment est-ce que vous définiriez la surdité ?

FG. - C’est une manière d’entendre différemment... au sens où nous entendons par les oreilles alors que les sourds vont entendre par les yeux... Mais ils peuvent comprendre, c’est une autre modalité d’entendre, d’appréhender le monde et de s’exprimer. Moi, la notion de déficience me pose un problème, j’ai beaucoup de mal avec ça. Je n’admets pas la notion de déficience parce que c’est révélateur d’un manque, or les sourds ne sont pas dans un rapport de manque, ils sont dans une approche différente. Je préfère voir une relation d’enrichissement mutuel plutôt que d’identifier chez les sourds les déficiences, les lacunes les manques, les contraintes. L’idée de l’enrichissement me paraît bien plus intéressante.

H. - Vous refusez de parler de handicap, comment définiriez vous du coup la culture sourde, sur quoi repose-t-elle ?

FG. - La culture sourde, c’est ce qui relève de la communauté, de leur manière d’appréhender le monde au même titre qu’il y a une culture française de gastronomie, etc... C’est lié à la langue, au fait d’avoir une langue commune, un patrimoine commun, une histoire commune, un humour particulier et... un regard différent sur la société, mais avec l’idée d’ouverture. La fonction d’interprète c’est aussi de faire passer le sens d’une langue à une autre et de faire en sorte que les deux cultures, les deux mondes se rencontrent, et s’adaptent l’un à l’autre. Après, la langue des signes est un élément fondamental, c’est le socle. C’est pour ça que les associations de sourds perdurent depuis des siècles et des siècles, parce qu’à un moment donné, les sourds ont besoin d’un lieu, pour se rencontrer, pouvoir échanger j’allais dire de manière confortable et dans leur propre langue. Il ne faut pas oublier que les sourds sont au quotidien dans un rapport d’effort dans la relation avec la majorité entendante ; efforts pour bien lire sur les lèvres, pour écrire, pour se faire comprendre. A un moment donné ils ont besoin d’un espace et d’un temps où ils ne sont pas dans la relation d’effort, mais juste dans le plaisir de l’échange, ce qui à mon sens participe à l’idée de culture.

H. - Avez vous l’impression d’appartenir à deux cultures et quelles différences faites-vous entre les cultures entendantes et sourdes ?

FG. - Quand j’étais petite je vivais dans les quartiers nord de Marseille. J’avais beaucoup de copines d’origine étrangère, et je m’apercevais finalement qu’elles avaient les mêmes difficultés liées au choc des cultures, à l’adaptation à la culture française. On parle souvent de clivage sourds-entendants, d’incompréhension, de malentendus, etc ; mais dès qu’on parle des sourds, on va parler de déficience, de techniques de compensation etc. Cela a tendance à fausser la donne et participe à l’idée d’une méconnaissance de la surdité par les entendants. Après, oui, les sourds voient le monde différemment parce qu’ils n’ont pas accès aux mêmes informations que nous, donc il faut qu’ils se construisent une représentation du monde en fonction des éléments qu’on leur donne.

H. - L’humour est ce qu’il y a de plus difficile à appréhender quand on se trouve confronté à une langue étrangère, est-il facile de traduire l’humour des sourds ?

FG. - C’est compliqué parce que là pour le coup, il y a une telle finesse dans la langue des signes qu’on ne peut pas tout traduire vers le français. C’est ce qui est frustrant pour nous, on aimerait tellement rendre en totalité la finesse d’une langue, or le propre du métier de l’interprète et du traducteur, c’est de ne pas pouvoir restituer 100% d’une langue à une autre. On touche là à une dimension culturelle, qui est intrinsèque à une langue, et qui est du coup difficile à rendre en totalité. Après, il y a des choses qui vont faire rire les sourds mais pas les entendants et vice-versa, on va regarder le même spectacle et parfois, on ne va pas rire au même moment, et pourtant ce sera un spectacle bilingue, donc accessible pour les sourds et les entendants.

H. - Comment percevez-vous le regard des autres face à la surdité, il y a t-il une évolution de ce regard ?

FG. - Il y a une évolution, très lente malgré tout. Il y a encore quand même cette idée liée à la déficience intellectuelle... C’est très vieux mais j’ai l’impression qu’on n’est pas tout à fait sortis de cette dimension là . La notion de déficience, de vouloir réparer les sourds pose problème et provoque forcément chez les sourds, qui font ce choix de la langue des signes, une réaction épidermique, comme s’ils avaient l’impression qu’on voulait les effacer. On en revient à la notion de norme ; vouloir faire qu’ils soient tous les mêmes pose un souci.

H. - La majorité entendante n’a t-elle pas eu tendance à vouloir imposer plutôt que proposer un choix, en termes d’éducation par exemple ?

FG. - Alors, à la base et c’est dans la loi, les sourds ont le choix, entre l’éducation bilingue, l’éducation oraliste etc. En attendant, la plupart du temps, ils sont orientés vers l’éducation oraliste et quand des parents osent dire qu’ils préfèrent faire le choix de l’éducation bilingue, on va tout faire pour qu’ils changent d’avis, on va culpabiliser les parents en leur disant qu’avec la langue des signes, leur enfant va régresser... Où sont les écoles bilingues, en proportion de l’éducation oraliste ? Ce choix qu’on leur propose en terme d’éducation est délicat, il a une conséquence directe dans leur développement et dans ce qu’il vont devenir plus tard.

H. - Une forte majorité des personnes sourdes seraient encore illettrées, aujourd’hui en France. A quoi attribuez-vous ces chiffres et comment y remédier ?

FG. - Très souvent on entend : "c’est parce qu’il est sourd qu’il a un mauvais niveau de français". Non, c’est parce que les outils pédagogiques et d’éducation mis en place sont inadaptés que les sourds ont un petit niveau de français. Ce n’est pas la même chose. On est vraiment dans la question des moyens donnés à l’éducation, et il y a là une dimension qui me paraît essentielle, c’est la place des enseignants sourds au sein de l’éducation des enfants sourds. C’est un vrai combat. A l’heure actuelle on fait souvent l’amalgame entre enseignant en langue des signes et enseignant de la langue des signes, alors qu’il y a une sacrée différence : enseignant en langue des signes, ça veut dire que j’enseigne l’histoire, la géographie, le français dans la langue des signes, et enseignant de la langue des signes, je donne des cours de langue aux entendants, aux enfants sourds, etc. Il n’y a pas réellement de place faite aux enseignants sourds, et on sait qu’on a tous besoin d’un modèle : vous comme moi on s’est construits parce qu’à un moment donné on a rencontré un adulte, un prof, un parent, etc..., qui nous a fait grandir, qui nous a fait évoluer J’ai le souvenir d’une personne sourde qui m’avait expliqué, qu’étant enfant, elle avait très peur de grandir parce que comme elle ne voyait aucun sourd autour d’elle, elle pensait qu’à l’âge adulte, les sourds mourraient, tout simplement. Donc rencontrer un enseignant sourd permet à un enfant de se dire "ah ben tiens, c’est mon prof, il est sourd, moi aussi alors je peux faire un métier, je ne suis pas obligé d’être menuisier, ou de faire un métier manuel... Après ça dépend des parcours des uns et des autres, de quelle manière on les a encouragés, on les a aimés...

H. - Que pensez-vous du Langage Parlé Complété ? Est-ce un moyen terme qui permettrait de créer une passerelle de communication entre sourds et un entendants ? Un moyen de favoriser l’apprentissage de la langue française ?

FG. - Je n’ai pas vraiment d’avis là -dessus. Je m’aperçois que beaucoup de sourds ont eu dans leur éducation des codeurs LPC, et après dans leur vie d’adulte, ils ne se servent plus du LPC, parce que ce n’est pas une langue ; ils vont passer à l’oral mais ils ont découvert la langue des signes entre temps. D’autres vont se retrouver en formation et vont peut-être dire "non mais là , dans un tel contexte, je préfère un codeur LPC"... Cela peut être un outil de plus au niveau de l’éducation, probablement un bon outil pédagogique... J’ai en fait un peu de mal avec le LPC, parce que parmi les sourds qui m’en ont parlé, parmi les retours que j’ai de la communauté, beaucoup ont de très mauvais souvenirs de ça.

H. - Certains évoquent la surdité en termes de déficience, d’autres en termes de singularité. Concrètement, ne pas pouvoir communiquer intégralement avec la totalité de la population n’est t-il pas un handicap ?

FG. - Alors, depuis la loi du 11 février 2005 on ne parle plus de handicapés mais de personnes en situation de handicap et malgré tout les mots ont leur importance. Ce n’est plus la personne qui est handicapée, c’est la société, l’environnement tels qu’ils sont proposées qui font que ça devient un obstacle. Effectivement, on peut très bien dire : "c’est un handicap de pas pouvoir communiquer avec l’ensemble de la société", mais si les moyens étaient mis à disposition tel que la loi le prévoit, on ne parlerait plus de handicap, mais de singularité. J’aime bien cette notion de la singularité, de différence.

H. - Est-ce que le fait que les sourds revendiquent la LSF comme moyen d’expression, qu’ils réclament des interprètes, ne traduit-il pas un rejet de la langue française et un repli sur soi ?

FG. - C’est plutôt les entendants, ceux qui font le choix de pousser vers l’éducation oraliste, qui sous-entendent l’idée que l’on fait le choix de la langue des signes par opposition à la langue française, comme si les choses étaient si simples que ça. Je trouve que c’est très manichéen de poser les choses comme ça. Prenons un point de vue différent en disant que les sourds parlent la langue qui les attire et la langue des signes est leur langue naturelle. Si on se plaît dans une langue, qu’on se l’approprie, qu’on s’amuse avec cette langue et qu’on en maîtrise la grammaire et la syntaxe, il est beaucoup plus simple de passer à une deuxième langue. Il faut d’abord qu’il y ait une notion de plaisir et de confiance dans la langue.

H. - Pensez-vous que l’affirmation d’une culture, d’une identité différente soit compatible avec l’intégration des sourds dans une majorité entendante ?

FG. - Oui et je m’insurge contre cette société qui veut tout normaliser, qui veut faire en sorte qu’on rentre tous dans les mêmes moules, les mêmes cases... C’est ce qui créé du conflit parce qu’on ne peut pas tous rentrer dans le même moule. Le fait est qu’on est tous différents et qu’on a tous à apprendre les uns des autres.

H. - Qu’est-ce qui selon vous pourrait permettre une meilleure intégration de la personne sourde dans le milieu entendant ?

FG. - Alors je dirais que la première étape, indispensable, ce serait de reconnaître aux sourds leur place de citoyens et d’humains. Ca passe par leur donner une éducation de qualité, pour développer l’esprit critique, l’analyse, etc... C’est aussi donner plus de moyens humains. Ce n’est pas qu’une histoire de technique, de science ou d’aménagement, ça se situe vraiment dans l’acceptation de l’autre. Concrètement il y a des moyens qui existent ; après il faut pouvoir se les approprier et les mettre en place.

H. - Pensez que les innovations technologiques, telles que les implants cochléaires, soient une véritable avancée ou sonnent elles le glas de la langue des signes et de la culture sourde ?

FG. - Toutes les maladies précoces qui sont identifiées à trois jours de naissance, sont ce qu’on appelle des maladies "mortelles". Or, si je me mets à la place des sourds, on est entrain de leur dire qu’ils vont mourir, enfin humainement, intellectuellement, psychologiquement. Comment peut-on se construire, et avoir une identité et une confiance en soi quand le monde nous dit "non, mais tu vas mourir". Dans la représentation, je trouve que les termes utilisés sont violents, associer la surdité à une maladie mortelle, je trouve ça très limite. Il faut qu’il y ait une vraie possibilité de choix, et d’un choix éclairé, c’est çà la crainte des sourds. S’ils ont des réactions aussi épidermiques face au dépistage précoce, c’est qu’ils savent par expérience, que lorsque le dépistage est fait, derrière les parents sont systématiquement orientés vers le secteur médical. A aucun moment, telle que la loi l’impose, on va dire aux parents voilà , allez rencontrer des médecins, des ORL pour l’implant, mais allez aussi rencontrer des sourds, qui vous donneront un avis contraire et vous permettront de faire un choix éclairé. Donc ce n’est pas tant la question d’un dépistage précoce, mais parce qu’ils savent que derrière, l’orientation qui va être proposée aux parents sera tronquée. C’est ça qui pose souci.

H. - Quels sont les projets à venir pour l’ASIP, qu’est-ce qu’il y a dans les cartons ?

FG. - L’ASIP a connu une période un peu difficile, économiquement. Donc on essaye à nouveau de dynamiser l’équipe et développer des projets. On met en place des permanences de traductions de documents administratifs et autres, parce que c’est une demande très forte de la communauté sourde, et on va continuer à développer ce qu’on fait, c’est-à -dire la visio-interprétation, l’accès aux études supérieures, l’accessibilité culturelle en partenariat avec Arts-Terres et les autres associations. Il y a également l’idée de développer un peu plus un partenariat auprès des associations et de la communauté sourde. A ce titre, nous faisons ce soir une présentation de l’ASIP auprès du foyer des sourds de Marseille. Nous sommes aussi partie prenante dans l’idée de réfléchir à l’accessibilité culturelle pour le projet "Marseille-Provence Capitale Européenne de la Culture 2013".

H. - Je vous remercie.

FG. - Je vous en prie.

Propos recueillis par Ugo Chavarro


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