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Séjours adaptés pour des vacanciers pas comme les autres

Le départ en vacances pour des personnes handicapées n’est pas évident. Quitter son établissement et ses accompagnateurs ou tout simplement dire au revoir à ses parents peut poser quelques problèmes...
L’Union Française des Centres des Vacances et du loisirs (UFCV) connaît bien ces contraintes. Son but est d’organiser des séjours adaptés qui répondent aux besoins des vacanciers handicapés et qui leur permettent de vivre une véritable aventure et de partager des moments du bonheur.
Entretien avec Céline Le Dref, responsable du service vacances de l’UFCV.

Séjours adaptés pour des vacanciers pas comme les autres

H - Pourriez vous présenter votre association ? Quelles sont vos activités et vos objectifs ?

Céline Le Dref - L’UFCV, qui existe depuis plus de cent ans, est une association "œloi 1901" , reconnue d’utilité publique. On est sur beaucoup de pôles, on travaille avec la pénitentiaire sur la réinsertion des femmes sous main de justice, on fait de la formation professionnelle sur les métiers de bouche et sur les métiers sociaux, on fait également de la formation d’animation : le BAFA (brevet d"™aptitude aux fonctions d"™animateur) et le BAFD (brevet d"™aptitude aux fonctions de directeur) donc la. On a un pôle de petite enfance, sur notre région on a une crèche et un réseau d’assistantes maternelles et bien sà »r le pôle vacances. Ou plutôt deux : un pôle de vacances jeunes, des vacances "classiques" proposées par des adhérents. Nos adhérents sont des organisateurs de séjours, on leur propose un catalogue dans lequel ils indiquent leurs séjours et nous géront la partie inscriptions, la partie catalogue et la partie intégration. Par exemple quand un enfant handicapé appelle et qu’il veut être intégré à un séjour classique, c’est nous qui faisons les démarches auprès de nos adhérents pour savoir s’ils peut être pris. Le deuxième pôle c’est l’organisation de séjours vacances adaptés adultes et enfants.

H - Quels sont les objectifs de votre structure par rapport aux personnes handicapées ?

C.L. - Principalement les séjours. Notre activité c’est de proposer de passer un temps de vacances, donc un temps de rupture par rapport à l’institution mais on est pas du tout dans une démarche éducative ni médicale ni pédagogique... un peu pédagogique quand même mais ce n’est pas le but essentiel. Le but c’est que la personne qui vient en vacances ait confiance en équipe qui est là , qu’elle soit à l’aise et puisse avoir le choix des activités qu’elle va faire pendant son séjour. Le but c’est aussi de profiter des vacances en n"™oubliant pas, évidemment, que ce n’est pas un temps de rupture dans sa vie : c’est bien évidemment le temps de rupture par rapport au quotidien mais pas dans sa vie. Du coup on a un gros travail avec les institutions et avec les familles en amont et en aval. Au départ on demande des fiches d’inscription assez précises pour savoir effectivement de quoi est capable la personne au niveau de l’autonomie, au niveau des habitudes de vie quotidienne. Ça nous permet d’organiser des séjours homogènes. On a cinq grands types de séjours, qui vont de la très bonne autonomie à la grande dépendance, avec des taux d"™encadrements qui fluctuent selon ; ça va d’ un accompagnateur pour un ou deux vacanciers en grande dépendance à un pour cinq ou six en très bonne autonomie. C’est en amont et en aval : à la fin du séjour on demande d’établir un bilan personnel, c’est à dire que chaque vacancier reçoit une fiche de compte rendu de séjour, où elle fait un petit retour sur ce qu’elle a vécu et comment. En plus de cette fiche personnelle, on peut faire un retour avec les institutions, s’ils demandent un bilan collectif.

H - Est-ce que des leux de vacances sont aménagés pour accueillir des personnes handicapées ?

C.L. - Oui. Ils ne sont pas tous accessibles en fauteuil, mais ce sont des séjours où on vérifie évidemment que l’hébergement a bien l’agrément des DGS (Direction Générale de la Santé) ou de l’Éducation Nationale. Par la suite on va vérifier si les conditions d’hébergement correspondent bien à notre charte. L’UFCV est adhérent du CNLTA (Conseil National des Loisirs et du Tourisme Adaptés, une association de parents de personnes handicapées qui ont oeuvré pour la création de l’agrément du tourisme). Ils ont une charte de qualité, et nous ont fait une autre plus exigeante encore pour garantir aux vacanciers un environnement agréable. On fait en sorte qu’il y ait pas plus que quatre vacanciers dans un séjour et que dans un groupe il n’y ait pas plus que quinze personnes. Ca va en gros de 6-8 vacanciers à 15 pour la bonne autonomie. Le nombre des vacanciers peut varier si un établissement avec lequel on a une convention nous demande quelque chose de très particulier.

H - Avez-vous des des centres de vacances dans toute la France ?

C.L. - Oui. L’UFCV a un siège national et une délégation pour chaque région. Sur les 19 régions de l’UFCV, je crois qu’on est plus d’une dizaine à avoir des vacances adaptées.

H - Depuis combien d’années organisez-vous des vacances adaptées ?

C.L. - Les vacances adaptées ont commencé il y a vingt ans au sein de l’UFCV. Jusque là nous faisions de l’intégration, puis on s’est aperçu que l’intégration répondait qu’à certaines personnes, que ça ne suffisait pas. L’UFCV se veut de pouvoir ouvrir au plus grand nombre les séjours vacances. C’est pour pouvoir répondre à cette demande qu’on a créé la filière particulière des vacances adaptées

H - Est-ce que les mentalités évoluent ? Y’a-t-il maintenant plus de demandes de séjour ?

C.L. - C’est un peu difficile de répondre à cette question parce que les personnes avec qui j’ai affaire sont déjà dans ce processus là , et eurs parents viennent facilement vers nous. Ils nous expliquent facilement qu’ils ont eux aussi besoin de respirer par moment, se dégager un peu du suivi quotidien. Cette petite coupure leur fait du bien. Comme au vacancier, bien qu’il soit toujours dans un milieu collectif, mais en vacances. Ça n’a rien à voir avec l’ institution et les horaires propres... C’est bon pour tout l’entourage, et les parents arrivent maintenant à le verbaliser. Mais c’est vrai qu’il reste encore sà »rement plein de gens avec lesquels je n’ai pas eu à discuter et qui ne sont pas encore forcement dans cet axe là . Après, je peux comprendre aussi que ça leur fasse peur : des parents qui ont des enfants en pleine forme hésitent déjà à les mettre sur des séjours. Je peux comprendre tout à fait que des parents avec des enfants handicapés se posent d’autant plus la question parce que c’est un suivi particulier. Ce que je leur dis, c’est qu’on ne prend pas n’importe qui pour le mettre sur un séjour. On fait en sorte que ce soit des gens de l’animation soit avec un BAFA soit un BFAD et qu’en plus il y a une formation pour ceux qui n’auraient pas ces diplômes. On organise des formations sur une semaine pour les animateurs. Pour les directeurs, il y a en plus deux jours de formation spécifique. Dans les équipes il y a des gens qui ont le profil moniteur-éducateur ou souvent étudient pour devenir éducateur spécialisé. Par rapport aux équipe des éducateurs j’insiste sur le fait que le but des séjours adaptés n’est pas ni médical ni éducatif. On n’est pas là pour que les vacanciers perdent leurs acquis : s’ils savent manger avec une fourchette et un couteau, il est hors de question qu’ils partent en mangeant avec les doigts, mais ils ne sont pas censés à apprendre à manger avec des baguettes non plus.

H - C’est rassurant pour les parents. Ce sont des personnes qui savent s’occuper des personnes handicapées.

C.L. - Après le temps de formation initiale, a la fin du mois de septembre, je vais organiser des week-end de formation spécifique. Je ferais appel à des professionnels, des gens qui travaillent avec les institutions avec lesquelles on fonctionne depuis longtemps. On travaillera, par exemple sur l’intimité, comment on gère une activité spécifique.

H - Quels sont vos clients principaux ?

C.L. - En grosse partie ce sont différentes institutions, comme le MAS ou l’ESAT, qui nous appellent et qui nous disent en fonction de leurs résidents quel séjour peut convenir aux différentes personnes. Il y a les clients individuels, dont souvent ce sont la tutrice ou les parents qui nous appellent, ou même parfois le vacancier lui-même quand il est très autonome. Il y a vraiment tout un panel : des personnes avec une faible ou une très bonne autonomie. Nous avons des gens qui travaillent et d’autres qui vivent dans des foyers.

H - Organisez-vous les vacances adaptées tout au long de l’année ou uniquement pendant l’été ?

C.L. - Pour l’instant c’est l’été, Noël et Pâques depuis cette année. L’année prochaine, je pense que je vais essayer de faire des séjours en février afin de permettre à chacun de partir à la période qui lui convient, parce que l’été c’est pas forcement le moment préférée de tout le monde. Par contre c’est la période qui coà¯ncide avec la fermeture des institutions, alors il y a une grosse demande et il faut qu’on soit là .

H - Avez-vous des retours de la part des personnes handicapées qui ont participé aux vacances adaptées ?

C.L. - Je n’ai pas de retour formel. Maintenant on est dans une démarche qualité où on fait une enquête de satisfaction auprès des parents. A la fin de cet été on va leur envoyer une enquête. Ils la rempliront avec des vacanciers, les parents ou des responsables des institutions et là on aura un retour et on pourra vous dire exactement ce qu’ils ont apprécié dans leur séjour, ou les choses qu’ils regrettent.
Le seul retour que j’ai c’est que ce sont très souvent les mêmes vacanciers qui reviennent. C’est un bon signe à mon sens.

H - Est-ce que vous avez des retours des éducateurs par rapport aux moments forts ou aux moments difficiles qu’ils ont pu vivre pendant ces séjours ?

C.L. - La difficulté, je pense que c’est au moment de la séparation, surtout pour les personnes qui vivent chez leurs parents. Là il faut un peu de temps d’adaptation surtout à partir de bonne-moyenne autonomie, où il y a une angoisse par rapport au changement de lieu, par rapport à l’inconnu tout simplement. C’est pour ça qu’on ne prend pas des grands cars, on fonctionne avec des petits bus. On essaie de ne pas faire de grand lieu de départ où tout le monde part d’un coup du même endroit. On prend bien de temps de discuter avec chaque famille ou chaque institution qui amène les vacanciers pour faire le point sur les médicaments, sur l’état du jour, est-ce qu’ils se sentent bien, est-ce qu’ils sont stressés... Arrivé sur le séjour on prend vraiment du temps pour qu"™ils s’adaptent aux lieux.

H - Et des moments forts ?

C.L. - Des moments forts sur un séjour"¦ il y en a plein, positif comme négatif. Ça peut être une crise d’épilepsie mais ça peut être un autiste qui tout d’un coup vient vers nous et qui parle. C’est qui est fort ça reste de l’humain. C’est des personnes face aux personnes et le partage des moments.

H - Selon quels critères choisissez-vous des endroits des séjours ?

C.L. - Je veux que ce soit propre, que ça réponde à la charte qualité... Si j’ai des personnes à la mobilité réduite il faut que les sanitaires correspondent, il faut que ce soit en rez-de-chaussée, il faut qu’il n’y ait pas de lits superposés. Par rapport à l’endroit il faut que ce soit un coin paisible même si c’est en ville. Par contre je ne suis pas du tout pour l’isolement. Ils sont pas dans un gîte où il n"™y a qu’eux. Ça peut arriver mais ce n’est pas dans mon optique, parce que je trouve que c’est aussi un temps où ils peuvent se mêler à d’autres populations et rencontrer des gens. Par exemple sur un séjour à Avignon j’ai fait la démarche volontaire d’aller visiter un séjour d’enfants à Bioux et les adultes handicapés ont rencontré les enfants valides qui étaient en séjour au cirque et du coup ont fait des échanges de balles.

H - On parle de l’intégration"¦

C.L. - Tout simplement.

H - Est-ce que vous organisez également des voyages "mixtes" ?

C.L. - Alors, les voyages mixtes, ce n’est pas nous qui les organisons ce sont nos adhérents. Les adhérents nous proposent des séjours classiques pour les jeunes. Ca ne reste que pour les enfants et on peut avoir deux ou trois enfants handicapés par séjour qui peuvent intégrer un séjour classique. Du coup ça devient de l’intégration. Selon le niveau d’autonomie de l’enfant on va y mettre un animateur - référent.

H - Quelles activités proposez-vous pendant des vacances ?

C.L. - Sur les séjours on fait très peu de grande consommation. Je ne suis pas du tout pour aller visiter tous les parcs de loisirs. On veut partager des moments ensemble et prendre du plaisir. Faire des activités évidement parce que ce sont des vacances, mais c’est aussi dans la création de planning. Le premier jour on va prendre le temps de s’installer, de discuter, voir ce que les vacanciers ont envie de faire, ça dépend du niveau d’autonomie. On crée le planning en commun et après chaque jour les vacanciers ont le choix de l’activité ou de la non activité. Si quelqu’un veut passer une matinée à lire, c’est tout à fait jouable mais à condition que ça ai été acté en amont et qu’une fois qu’on a pris une décision on s’y tienne.

H - Vous êtes très à l’écoute.

C.L. - On essaie. C’est le but parce qu’ils sont pas là en voyage organisé. L’intérêt est que chacun prenne son temps. On travaille vraiment à ce que chacun puisse se sentir bien. Alors c’est pas non plus "faites ce que vous voulez". Il y a un cadre très précis. Si on suit ce cadre et qu’on demande en temps et en heure à faire telle ou telle activité il y a pas de raison que ce soit pas fait.

H - Vous répondez aux besoins des personnes.

C.L. - Ce n’est pas parce que c’est un groupe de huit personnes qu’il faut que les huit personnes fassent la même chose au même moment.
Au niveau médical on demande aux institutions et aux familles à ce que les vacanciers arrivent avec un pilulier rempli. On ne fait pas office de médecins ni d’infirmiers. Donc les piluliers sont remplis et on donne les médicaments. Si jamais ça n’a pas été fait en amont on appelle un médecin ou un infirmer pour qu’ils s"™en charge. Les éducateurs n’ont pas cette capacité là . Ils font de l’animation et bien évidement le cadre affectif et sécurisant. Ils ont tous le Brevet au Premier Secours, pour gérer les petits "bobo" mais tout le reste c’est médical. Quand on arrive dans un séjour, je demande au directeur à ce que dans la journée ou le lendemain matin au plus tard la gendarmerie, un centre hospitalier et un médecin sachent où se trouve le séjour et qu’ils aient les noms des vacanciers. Par l’ ampleur de notre association nous disposons d’une astreinte permanente : le directeur sur son séjour n’est jamais seul. C’est une astreinte régionale et nationale ce qui fait que pour toute urgence il a toujours quelqu’un en ligne qu"™il peut joindre et qui est apte de répondre à sa demande. Plus c’est cadré en amont plus on a d’espace sur le séjour et plus le directeur a l’esprit tranquille pour faire un bon travail.

H - Quels est le coà »t des vacances adaptées et y a-t-il des aides financières ?

C.L. - Pour les enfants il y des "bons vacances" à la CAF Je sais que le Conseil général fait des aides mais j’avoue que ne suis pas sà »r de moi. Au sein de l’UFCV on a l’ANCV (Agence Nationale pour les Chèques Vacances) qui a une enveloppe qu’elle me confie pour pouvoir aider aux premiers départs. Donc, au premier, deuxième et troisième départ des vacanciers à l’UFCV il y a une aide qui peut aller jusqu’à 40%.

H - Est-ce qu’il faut présenter un dossier pour obtenir cette aide ?

C.L. - Les parents nous appellent, nous demandent et on rempli le dossier. Il y a aussi la MDPH qui peut aider. C’est à peu près tout ce qui existe au niveau des aides financières parce que ça reste relativement cher comme séjour.

H - Y a-t-il une demande particulière par rapport aux endroits des vacances ?

C.L. - Si on parle des personnes handicapées avec une très bonne autonomie, elles sont ouvertes au voyages à l’étranger. L’année dernière on a organisé un séjour au Maroc que je compte reconduire l’année prochaine. Par contre en faible autonomie on essaie de faire en sorte que ce soit pas très loin, pour qu’il n’ait pas plus de quatre heure de trajet. Je ne veux pas qu’ils passent une journée de leur séjour à faire des aller-retours, c’est ridicule. L’intérêt c’est que l’équipe fasse des belles animations sur place. Par contre ce que je demande tout le temps ce qu’il y ait du sens dans l’animation. Si jamais ils veulent rester tranquilles et faire des activités manuelles, par exemple des perles, alors ils vont faire des perles mais elle vont servir à faire un collier pour la soirée plutôt que faire des perles pour faire des perles. S’ils veulent faire de la peinture autant faire une fresque qui va décorer le mur du centre de vacances. On essaie de faire de l’humain à l’UFCV. Ce qui peut être rassurant pour des parents c’est qu’il y a des visites du CNLTA pour voir si les conditions de séjour correspondent bien à la charte. Moi même, je fais les visites de mes séjours pour faire le point avec le directeur afin de savoir comment vont les relations avec la structure d’hébergement, son équipe et les vacanciers. Ce qui est aussi envisageable c’est que les parents, s’ils sont vraiment inquiets, peuvent demander de venir une demi journée sur les séjours. Ils peuvent également appeler leurs enfants. La vie des vacanciers ne s’arrête pas pendant les vacances : c’est une rupture par rapport au quotidien mais absolument pas par rapport à sa vie.

H - Merci beaucoup de nous avoir reçu et d’avoir répondu à nos question. Je vous souhaite alors de bonnes vacances !

Propos recueillis par Dagmara Marciano.


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