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Une carrière d’informaticien menée de main de maître

Ali, 35 ans, atteint d’une incapacité motrice cérébrale à sa naissance et myopathe depuis l’âge de vingt ans, se destinait à l’enseignement. Après la visite médicale, on lui fait comprendre que cela ne pourra aboutir et pour lui tout s’effondre... Il reprend pourtant le chemin des études pour faire de la chimie mais c’est vers l’informatique qu’il se tourne et obtient son Master. D’intérim en intérim, il dépose ensuite son cv à la "Française des Jeux" qui le remarque et l’engage. C’est le départ d’une fructueuse collaboration dont il nous fait le récit...

H. - Pouvez-vous vous présenter ?

Ali Ghodbane - Je m’appelle Ali Ghodbane, j’ai 35 ans bientôt et je travaille à la Française des Jeux depuis octobre 2007. J’ai commencé au centre d’appels où je faisais la hotline pour les détaillants. Depuis le mois de mai 2010, je suis devenu administrateur système. J’ai un bac + 5 en informatique mais quand j’ai postulé, il n’y avait pas de postes de haut niveau disponibles. En conséquence, on m’a proposé de commencer un peu plus bas dans l’échelle, et on m’avait dit que le nécessaire serait fait pour me faire évoluer vers un poste plus en adéquation avec mon niveau d’étude. Finalement, cela s’est fait au mois de mai de cette année.

H. - Quel est votre handicap ?

AG. - J’ai une double pathologie. Je suis né avec une IMC que j’ai toujours connue depuis ma naissance et à l’âge de vingt ans, j’ai eu une myopathie qui s’est rajoutée par dessus, qui m’empêche désormais de sortir de mon fauteuil. Auparavant, lorsque j’avais uniquement mon IMC, je pouvais me déplacer sur des longues distances à l’intérieur de la maison ou sur le lieu de travail. Mais depuis l’âge de vingt ans, je suis obligé de rester sur le fauteuil. J’ai une assistance électrique pour me déplacer de manière autonome sinon j’aurais constamment besoin d’aide pour bouger.

H. - Avant de rentrer à la Française des Jeux, que faisiez vous ?

AG. - J’ai un parcours assez atypique au niveau des études, parce que je me destinais au tout début à être instituteur. Après le bac, j’ai obtenu une Licence en chimie. Mais au moment de passer le concours, l’Education Nationale m’a fait comprendre qu’elle ne me recruterait pas à cause de mon handicap.

H. - Est-ce qu’on vous l’a dit ouvertement ?

AG. - Ah non ! Ils ne me l’ont pas dit ouvertement. Une commission m’a fait passer des tests, et l’inspecteur avait jugé que j’étais apte à l’exercice. Par contre au moment de la visite médicale, on m’a dit "vous ne passerez pas", alors que je n’avais pas encore eu connaissance des résultats du concours. J’ai donc traîné cela pendant deux ans. Malgré tout, j’ai poursuivi mes études pour ne pas rester à ne rien faire et j’ai passé une maîtrise de chimie. Une fois celle-ci en poche, comme je ne voulais pas travailler dans la chimie et comme j’ai toujours fait de l’informatique en autodidacte, j’ai postulé pour un poste d’administration système dans un incubateur d’entreprise sur le campus de Luminy. J’ai donc occupé un emploi jeune comme responsable informatique. Au bout de deux ans, ayant travaillé en autodidacte en administration système webmaster, j’ai fait une validation des acquis de l’expérience et j’ai passé un MASTER en informatique.

H. - Comment s’est passé l’accueil au sein de cette structure ?

AG. - C’était sans souci puisque j’avais passé toutes mes études à la Fac de Luminy et que je savais que tout y était accessible. De toute façon, il n’ y a pas de secret, ils cherchaient une personnes handicapée afin de pouvoir bénéficier d’autres subventions comme celles de l’AGEFIPH. Mais bon ! Autant profiter de la situation comme elle est ! Même si ce n’est pas forcément toujours judicieux de partir sur cette optique là  : se dire "qu’on va chercher un handicapé parce qu’on a droit à des subventions". Durant cette période là , comme c’est une petite structure qui n’a pas énormément de moyens, je n’ai pas pu faire les formations que j’aurais souhaité. Par conséquent, au bout de deux ans, j’ai fait une validation des acquis, j’ai démissionné, et je suis allé faire mon MASTER en informatique.

H. - Qu’avez-vous fait après votre Master en informatique ?

AG. - Je suis allé à Télécom Italia où j’ai fait de la hotline pendant quatre mois.

H. - Comment s’est passé l’intégration ?

AG. - C’était très bien parce que les locaux à la Joliette étaient totalement accessibles. Je n’ai eu aucun souci. Le problème c’est que je n’ai pas pu assumer les horaires qui étaient un peu élastiques, d’autant plus que je ne suis pas autonome au niveau des transports. Parce que le GIHP à l’époque, qui est Handilib maintenant, est rarement à l’heure malheureusement. Du coup, j’arrivais parfois en retard et quand je sortais du travail j’attendais une demi-heure. De plus, à 23 heures, c’était difficile d’avoir un transport en commun.

H. - Vous êtes parti de vous même ?

AG. - Oui, je suis parti de ma propre initiative bien qu’ils m’aient proposé un autre poste, "un cran au dessus" comme j’avais déjà à cette époque là mon MASTER en informatique. Mais là , le salaire était complètement ridicule et pas en adéquation avec les obligations, et les astreintes demandées étaient ingérables pour moi.

H. - Le salaire était-il équivalent aux autres personnes qui travaillaient dans ce service ?

AG. - Ah ! Peut être ! Mais moi, je n’ai pas fait bac + 5 pour gagner 300 Euros de plus que le technicien qui a juste le bac ! Ensuite, j’ai fait quelques mois de chômage et au mois de juin 2006 je suis rentré chez France Télécom en tant qu’administrateur système pour une application particulière pendant neuf mois.

H. - Comment avez-vous postulé ?

AG. - C’est par une mission d’intérim que j’ai intégré les deux entités que sont télécom Italia et France Télécom.

H. - Comment êtes-vous rentré à la Française des Jeux ?

AG. - La Française des Jeux, je les connaissais depuis 2005 puisque je les avais déjà rencontrés au forum de l’emploi, le directeur des ressources humaines et la personne responsable du centre d’appel. J’ai donc déposé mon CV qu’ils ont trouvé très intéressant. Cependant, la première fois que j’ai postulé, le DRH a mis son veto parce que j’étais trop diplômé pour travailler au centre d’appel. Par la suite, en 2007, après ma mission à France Télécom, j’ai postulé de nouveau en leur expliquant que je résidais désormais sur Vitrolles, que je n’avais pas de moyen de transport et que j’étais prêt à accepter le salaire du poste de technicien au centre d’appel, et que je ne leur ferai pas d’histoire si un jour cela ne convenait plus. J’ai écrit tout cela dans ma lettre et à priori ce discours leur a plu. Finalement, cela n’a pas posé de problème au nouveau responsable du centre d’appel. Par contre, il m’a dit "on va faire tout ce qu’on peut pour vous faire évoluer parce qu’avec un bac + 5, vous n’avez rien à faire au centre d’appel. Des handicapés avec un CV comme le vôtre, on en croise pas tous les jours, donc il faut quand même que l’on fasse quelque chose".
Après deux ans au centre, une opportunité s’est ouverte au support d’administration système. Je suis donc la formation d’administrateur système et l’année prochaine je fais la formation d’ingénieur. J’ai bénéficié de formations de rattrapage parce que cela faisait pas mal d’années que je n’avais pas pratiqué. J’ai fait tout un cursus pour valider mes certifications Microsoft. Là , j’ai validé aussi une certification Vmware et la semaine prochaine j’ai une formation sur Citrix qui doit être aussi validé par une certification.

H. - Vous suivez cette formation sur Vitrolles ?

AG. - Non, elle est sur Aix.

H. - Les locaux sont-ils accessibles ?

AG. - Oui, Il n’y a pas de souci particulier de ce côté là , car tout a été validé avant qu’on m’y inscrive. Mon tuteur Ludovic Surian, connaissait très bien l’organisme de formation puisque quasiment toutes les mises à jour qu’on fait au niveau de la française des Jeux s’y déroulent.

H. - Est-ce que vous êtes déjà passé par des structures comme l’AGEFIPH ?

AG. - Oui, j’ai déjà eu affaire à l’AGEFIPH, à l’époque où je préparais le concours de professeur des écoles, parce que j’avais besoin de financer un ordinateur portable pour prendre les notes de cours en formation, puisqu’à l’époque je n’avais pas du tous les moyens. Par ailleurs, l’AGEFIPH m’a aussi financé à l’époque où je travaillais chez Télécom Italia les transports, comme je résidais à Vitrolles, puisqu’il n’y a aucun transport en commun qui va de Vitrolles à Marseille qui soit accessible en fauteuil roulant.

H. - Avez-vous eu affaire à CAP EMPLOI HEDA ?

AG. - Oui, d’ailleurs elle m’ a envoyé un formulaire il y a quelques mois pour savoir où j’en étais. J’avais déposé un dossier chez eux, mais comme je me suis débrouillé tout seul pour faire ma Validation des Acquis par l’Expérience (VAE) et pour m’inscrire, finalement, on n’a travaillé peu de temps ensemble puisque dès que je suis rentré en MASTER j’avais mon financement CNASEA.

H. - C’est à dire ?

AG. - Quand vous faites une formation, vous avez diverses financement. Là , je ne sais pas pourquoi c’est le Centre Nationale de l’agriculture qui payait. Quand vous êtes salarié et que vous êtes plus en formation initiale, vous ne pouvez pas être inscrit sans être payé, il faut soit que ce soit les ASSEDIC qui payent. Là pour moi, c’était le CNASEA.

H. - Avez-vous déjà eu affaire à la médecine du travail ?

AG. - Oui, même en intérim. Depuis que je suis rentré à la Française des Jeux, j’en ai une tous les ans. Il y a deux ans mon médecin m’a dit qu’il faudrait que je pense à ne travailler qu’à mi-temps. Mais je pense que la difficulté provenait du poste que j’occupais auparavant au centre d’appel, avec ces horaires irréguliers puisque c’était un peu compliqué au niveau de la gestion de la rééducation. Désormais, comme j’ai des horaires fixes, la rééducation, j’arrive à la faire. Mais si ma maladie évolue et que physiquement cela va moins bien, il faudra bien que j’y pense. Le problème c’est qu’on m’avait proposé un mi-temps thérapeutique et je me suis renseigné à la Sécurité Sociale, si je fais un mi-temps thérapeutique, cela ne peut durer qu’un an et si ma situation ne s’améliore pas, c’est automatiquement la mise en invalidité. Comme aujourd’hui ma maladie est incurable, au bout d’un an ma situation ne se serait pas améliorer, la Sécurité Sociale m’aurait mis alors en invalidité et je ne travaillerais plus du tout.

H. - En avez-vous parlé à la direction ?

AG. - Oui, mais je refuse une telle issue car je ne veux pas passer toute mes journées à regarder les murs ! Je n’ai pas fais toutes ces études pour rien. Il faut en faire profiter la société, un peu !

H. - Est-ce que votre poste a été aménagé ?

AG. - Non, ici comme cela a été le cas presque partout où je suis passé, tout est accessible comme vous avez pu le constater, même si il y a une montée assez conséquente pour arriver jusque là , j’y parviens sans souci grâce à l’assistance motorisée électrique de mon fauteuil. A votre arrivée, vous avez dà » passer par le tourniquet, à la gauche de celui-ci, il y a un passage pour les personnes à mobilité réduites. Au niveau des postes comme je suis informaticien, il n’ y a pas grand chose à aménager, j’ai simplement besoin d’enlever la chaise car je n’ai pas de hauteur particulière. Je pose le clavier sur la table et en avant !

H. - En cas de problème, quelle personne iriez-vous voir notamment pour les problèmes d’accessibilité ?

AG. - Outre, les ressources humaines qui sont très préoccupées par cela. Il existe le CHSCT, le Comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail, où une personne s’occupe spécifiquement des problèmes d’accessibilité et éventuellement des aménagements nécessaires. Cette dernière est prête à recevoir toutes les doléances s’il devait y en avoir. Bien que je sois le seul en fauteuil roulant, on compte pas mal de personnes handicapées dans l’entreprise même si cela se voit moins. Elles bénéficient d’une reconnaissance de travailleur handicapé.

H. - L’entreprise a t-elle une politique de recrutement des personnes handicapées ?

AG. - Dans l’idéal, ils voudraient arriver au quota fixé par la loi, mais ils n’y parviennent pas parce que nous avons des postes niveau bac + 4 / bac + 5. A la Française des Jeux, il y a très peu de poste en dessous de ce seuil, et les recruteurs ne trouvent pas de gens qualifiés de la sorte avec un handicap. D’ailleurs, j’ai regardé les statistiques, c’est assez affolant. Pourtant, moi qui le vis au quotidien, je sais qu’ils font des efforts considérables pour recruter des personnes handicapées. Tous les six mois, il y a un comité spécifique dans l’entreprise où ils font le bilan des Forums et des personnes qu’ils ont rencontrées. Le constat est que sur une centaine de CV reçus, seulement 17 % sont au-dessus de bac + 2.

H. - Comment se situe l’entreprise par rapport au 6 % ?

AG. - Ils sont, je crois à plus de 3 %.

H. - Est-ce spécifique à ce secteur de l’informatique ?

AG. - On ne fait pas que cela, on a d’autres professionnels. Je crois que dans nos effectifs on doit être quasiment à 60 % de cadres. Globalement à la Française des Jeux sur un peu moins de mille salariés, six cents à six cent cinquante personnes ont le statut de cadre.

H. - Est-ce que les dirigeants ont eu des craintes par rapport à votre productivité ?

AG. - Ce n’est pas tant des craintes au niveau de la productivité. Mais je crois savoir qu’ils ont eu une expérience qui s’est moins bien passée avec une personne handicapée, parce qu’elle avait eu du mal à s’adapter. Mais je sais que la difficulté ne venait pas des gens de la Française des Jeux. Pour ma part, quand je suis arrivé, j’ai été beaucoup trop materné parce que les gens s’inquiétaient systématiquement de savoir si j’avais besoin de quelque chose. Alors, je leur ai dit "écoutez je pense qu’il n’y a pas de problème, mais si éventuellement il devait y en avoir, je n’hésiterais pas en vous en faire part". De plus, je n’ai pas besoin d’adaptation particulière ou quoi que ce soit. J’ai seulement des contraintes horaires pour les séances de rééducation parce j’ai une personne qui intervient chez moi pour faire la toilette. Pour le reste, je suis comme tout le monde, je ne veux pas avoir d’avantages qui me différencient du voisin.

H. - Vous a t-on proposé des avantages ?

AG. - On m’a demandé si j’avais besoin d’aménagements d’horaires, de poses plus longues et si j’avais des contraintes particulières, mais j’en ai pas senti la nécessité.

H. - Avaient-ils des craintes au niveau des absences ?

AG. - Sans doute, mais ils ont vu que je n’étais pas plus absent que la moyenne. Sur les trois ans je crois que j’ai du être malade moins de dix jours. Je suis largement en dessous de la moyenne. Cependant, c’est normal qu’un employeur craigne cela parce qu’il peut penser qu’un handicapé est susceptible d’être plus malade qu’un autre. Toutefois, je leur ai expliqué qu’en ce qui me concerne, je ne suis pas plus malade qu’un autre. Bien qu’il y ait des personnes handicapées qui peuvent être plus sujettes à certains soucis.

H. - Pour l’emploi des personnes handicapées, quelles améliorations suggériez-vous ?

AG. - Pour moi, le gros souci, c’est le niveau d’étude ! Quand j’étais jeune, j’ai eu la chance de pouvoir intégrer un cursus ordinaire dès le CE1. J’ai été en école primaire avec tout le monde et je n’avais besoin de personne pour m’assister. Aujourd’hui, j’ai l’impression que la politique c’est "si vous n’avez pas d’AVS (Aide de Vie Scolaire), vous n’avez pas le droit de rentrer dans l’école". Par ailleurs, certains enfants handicapés ont du mal à obtenir une auxiliaire de vie. A l’époque, je n’en avais pas eu parce que cette politique s’est développée un peu plus tard. Finalement, j’ai eu une AVS en Terminale.

H. - Le fait qu’il y ait des allocations pour les personnes handicapées, est-ce un frein à la recherche d’emploi ?

AG. - C’est clair que cela peut l’être. Quand j’ai eu mon emploi jeune, le salaire qu’on me proposait était quasiment inférieur à celui de mon allocation. C’est pourquoi je leur ai dit "qu’à ce compte là je ne peux pas travailler". Du coup, il m’ont légèrement augmenté pour que je ne travaille pas que pour "la gloire". Aujourd’hui, je sais que la politique est un peu différente et que l’on peut garder son allocation en partie, tout en continuant à travailler. Cela va dans le bon sens. Par ailleurs, j’ai la chance d’avoir un poste à haut niveau, et mon salaire est nettement supérieur à ce que je pourrais percevoir en allocation. Mais quand on gagne moins de 1000 ou 1200 euros par mois. A ce moment là , il faut se poser la question est-ce que cela vaut le coup d’aller travailler ?


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